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Robo-advisor : menace ou partenaire pour les CGPI ?

Les robo-advisors, que l’on appelle plus communément les conseillers-robots, ont débarqué sur le marché financier français depuis maintenant trois ans. Bien qu’encore confidentiels, les professionnels de la gestion de patrimoine ont émis de nombreux débats et polémiques sur son sujet. La véritable question à se poser à ce jour est de savoir s’il s’agit d’une menace ou d’un partenaire pour les cabinets de gestion de patrimoine ?

A quoi sert un robo-advisor ?

Un robo-advisor est un service en ligne qui permet des services de gestion de patrimoine avec une intervention humaine qui est limitée. Cela inclue des frais moins élevés et une simplification des conseils. Il permet de proposer des portefeuilles en ligne avec deux types de gestion : la gestion conseillée et la gestion déléguée. Cependant, il reste encore confidentiel du grand public. Il pourrait servir pour des cabinets de gestion en patrimoines tels qu’Agora Finance ou tout autre structure capable de l’accueillir.

Menace ou partenaire ?

Différentes études ont été réalisées en 2015 afin de connaître l’avis des cabinets de gestion de patrimoine sur l’arrivée de ces robo-advisors. 34% d’entre eux anticipaient un impact négatif sur leur business, 43% sont restés neutres tandis que seulement 23% émettaient un avis positif.

La petite majorité de ce sondage expliquait que ces robo-advisors pouvaient être d’une réelle aide dans le développement de leur activité, leur permettant d’atteindre le grand public.

Cette année, une nouvelle étude a été lancée et le résultat est sans appel puisque désormais, 61% des CGPI ont déclaré que cette innovation pouvait être une réelle opportunité. En effet, ils pensent que l’avenir de leur métier passe avant tout par la technologie et le digital, bien que rien ne remplace le contact physique avec leur client. Les robo-advisors pourraient alors être une option complémentaire à proposer aux clients. Pour les petites structures ne pouvant pas embaucher de personnes supplémentaires, cette innovation représenterait un gain de temps considérable pour les allocations d’actifs. De nombreux atouts ont été cités comme la génération des alertes, la proposition d’action de rééquilibrage du portefeuille, le suivi du pilotage automatique ou encore l’élaboration du portefeuille de supports.

Pour les autres, qui le considèrent comme une menace, ils pensent que des conséquences néfastes vont se faire ressentir comme la perte de la relation avec le client, la dégradation de la relation de service mais également une désorganisation des marchés financiers à cause de l’importance des flux engendrés.

Pour l’instant, les robo-advisors sont encore considérés comme une solution qui peut être complémentaire pour construire et préparer sa future clientèle mais ils ne doivent en aucun cas remplacer le métier de CGPI.

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