Les taux de crédits immobiliers et les durées d’emprunts à la baisse

Les taux de crédits immobiliers et les durées d’emprunts à la baisse

Les taux concernant les crédits immobiliers sont encore enregistrés à la baisse : le taux de crédit moyen pour le mois de septembre était de 1,22 %, toute durée confondue. Les foyers modestes, par contre, obtiennent moins de prêts avec une baisse de près de 15,6 %.

Une baisse du taux de crédit immobilier

Depuis plusieurs mois, les taux des crédits immobiliers baissent toujours un peu plus. Lors du début de l’épidémie de Covid-19, ils avaient enregistré une nette hausse avant que les banques ne décident de réviser leurs barèmes dès l’été, pour encourager les envies de crédits immobiliers des Français et combler un marché à la peine. Les organismes financiers avaient élevé leurs taux pour enrayer les conséquences pécuniaires de la crise sanitaire. En juin 2020, le taux était de 1,28 % avant de descendre à 1,23 % en août.

Même si le taux est désormais de 1,22 %, il n’a pas encore atteint sa baisse historique : 1 % en septembre 2019. Pour avoir un aperçu global sur la baisse des taux en prenant en compte les différentes durées d’emprunts, il faut prendre note que le taux était de 1,02 % sur 15 ans, de 1,19 % sur 20 ans et de 1, 46% sur 25 ans en septembre contre 1,09 %, 1,27 % et 1,52 % pour les mêmes données en juin dernier.

Des crédits plus compliqués à obtenir

Malgré ce chiffre bas, les foyers modestes ont du mal à obtenir des crédits comparé à l’année dernière. Pour l’Observatoire Crédit Logement-CSA, cette nette baisse des prêts accordés est dû aux mesures demandées par le Haut conseil de stabilité financière. Bruno Le Maire a souhaité dès fin 2019 que les banques soient plus sévères concernant leurs conditions lors de l’octroi d’un prêt, considérant que les organismes financiers devenaient trop laxistes. Ainsi, la part des emprunteurs possédant le moins de moyens financiers mais devant endosser des taux lourds est de moins en moins haute.

Face à cette volonté politique, les accords des banques lors des demandes de crédits immobiliers ont considérablement baissé : de 25 % pour les ménages gagnant moins de trois fois le SMIC (ils représentent pourtant pas moins de 36 % des emprunteurs), de 10 % pour ceux gagnant plus de 5 fois le SMIC et de 20 % pour les autres ménages. Ce sont surtout les primo-accédants qui sont touchés par la sévérité des banques.

Des propriétaires en difficulté suite à la crise sanitaire

A coté de ça, 32% des propriétaires affirment être en difficulté pour payer leurs mensualités depuis la crise du Covid-19, et 7 % des Français songent à avoir recours à un dossier de surendettement alors qu’ils n’était que 2,1 % il y a quelques mois. Les Français qui doivent endosser des taux peu intéressants se tournent vers le regroupement de crédit, qui permet aussi bien de mêler les crédits à la consommation que les crédits immobiliers.

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Les taux des crédits étant en baisse, aussi bien concernant ceux liés à la consommation qu’à l’immobilier, la conjoncture économique est favorable à cette alternative : elle permet de diminuer les mensualités et simplifie grandement la gestion du budget quotidien familial. En moyenne, les clients qui ont effectué un regroupement de crédits ont bénéficié d’une baisse de 36 % sur leurs mensualités, d’après une étude de Partners Finances, leader de l’intermédiation bancaire dans le regroupement de crédits en France.

Le taux appliqué après rachat peut être particulièrement avantageux, et peut même permettre de baisser son taux d’endettement si les foyers sont à la limite ou au niveau du seuil des 33 %. Plutôt que de payer plusieurs sommes chaque mois, tout est regroupé en une mensualité unique, plus faible, sur une durée plus longue.

Des durées d’emprunts qui reviennent à la baisse

Un point positif cependant, après le confinement, les durées d’emprunts ont enregistré une hausse avant de redescendre en cette fin d’année : ils étaient en moyenne de 231 mois au troisième trimestre, ils sont désormais de 227 mois. L’allongement des durées avait été provoqué volontairement pour pallier aux taux d’emprunts et au prix des logements qui étaient alors en augmentation.

Même si la moyenne de la durée d’emprunt des crédits est à la baisse, elle reste cependant haute comparée à la situation globale depuis quelques années. En ce moment, sur le marché immobilier, concernant l’achat des résidences principales, 50,6 % des prêts ont une durée inférieure ou égale à 20 ans, et environ 48,6 % possède une durée qui s’étale de 20 à 25 ans. Ainsi, 0,8 % des prêts s’étalent sur une durée supérieure à 25 ans.

Des Français qui rêvent d’être propriétaire

Même si le marché immobilier peine à redémarrer, les Français sont pourtant enclins à déménager en se tournant vers l’achat de maison à la campagne. Le confinement ayant marqué les foyers, ceux-ci souhaitent un mode de vie plus écologique, avec plus d’espace. Selon un baromètre réalisé par un groupe d’experts, seuls 34 % des Français estimaient à la fin du confinement qu’ils avaient bien vécu en étant contraint de rester dans leur logement actuel. Les consultations des offres immobilières et les recherches de maison par les citadins concernant des résidences en périphéries ou en campagne ont explosé après le confinement : +46 % en moyenne dans les grandes villes.

Pourtant, face aux restrictions imposées par le Ministère de l’Économie et la Banque de France, notamment la demande aux banques de ne pas prêter sur plus de 25 ans et de ne dépasser en aucun cas les 33 % d’endettement, un large pan des ménages se retrouvent exclus quant à leur possibilité de pouvoir emprunter pour devenir propriétaire. De nombreux professionnels de l’immobilier dénoncent des mesures trop strictes, encourageant les autorités financières à assouplir leur vision. Celles-ci restent cependant méfiantes, craignant qu’une évolution considérant l’octroi des prêts immobiliers ne soit une trop grande prise de risque.

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